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Conteneurisation vs Virtualisation

La conteneurisation permet d'exécuter des applications dans des environnements isolés appelés conteneurs, qui partagent le même noyau d'exploitation tout en étant indépendants les uns des autres.

  • Portabilité : Les applications conteneurisées peuvent être déplacées et exécutées sur différentes plateformes (ordinateurs locaux, cloud, serveurs) sans modification.
  • Microservices : La conteneurisation facilite la mise en œuvre d'architectures basées sur des microservices, où chaque service est isolé dans un conteneur.
  • DevOps et CI/CD : L'intégration de la conteneurisation dans les pipelines DevOps améliore la continuité du développement, des tests, et du déploiement (via des outils comme Docker et Kubernetes).
  • Légèreté : Contrairement à la virtualisation complète, les conteneurs n’incluent pas de système d'exploitation complet, ce qui les rend plus légers et plus rapides à démarrer. * Isolation des applications : Chaque conteneur est isolé, minimisant l'impact d'une défaillance d'une application sur d'autres applications ou services.
  • Scalabilité : Facilité de redimensionner les services et d'augmenter la capacité rapidement en fonction des besoins (grâce à des orchestrateurs comme Kubernetes). * Efficacité des ressources : Comme les conteneurs partagent le même noyau, ils consomment moins de ressources que les machines virtuelles (VM).
  • Sécurité : Le partage du noyau de l'hôte peut exposer les conteneurs à des vulnérabilités si une faille est exploitée dans le système d'exploitation sous-jacent.
  • Complexité de l'orchestration : À grande échelle, la gestion des conteneurs peut devenir complexe, nécessitant des outils spécialisés (comme Kubernetes ou Docker Swarm) pour orchestrer et automatiser leur gestion.
  • Moins d’isolation que la virtualisation : Bien que chaque conteneur soit isolé, cette isolation est moindre comparée à celle des VM, ce qui peut poser des problèmes pour des applications exigeantes en matière de sécurité.

La virtualisation consiste à créer plusieurs machines virtuelles (VM) sur une seule machine physique, chaque VM ayant son propre système d'exploitation et étant complètement isolée des autres.

* Optimisation de l'infrastructure : Utiliser plusieurs VM sur un même serveur physique permet d'optimiser l'utilisation des ressources matérielles. * Hébergement multi-tenant : Chaque VM peut héberger un environnement distinct, ce qui est utile dans les environnements de cloud computing. * Indépendance de l'hyperviseur : L'hyperviseur gère la distribution des ressources physiques entre les VM, offrant une isolation totale.

  • Isolation forte : Chaque VM est isolée au niveau du système d'exploitation, offrant ainsi une sécurité et une stabilité supérieures en cas de défaillance ou de cyberattaque sur une VM spécifique.
  • Flexibilité des systèmes d’exploitation : Les VM peuvent exécuter différents systèmes d'exploitation sur un seul hôte physique (ex. : une VM sous Linux et une autre sous Windows).
  • Sécurité accrue : Comme chaque VM a son propre système d'exploitation, l'impact d'une attaque est limité à cette VM, sans affecter les autres VM ou l'hôte.
  • Surcharge de ressources : Chaque VM nécessite un système d'exploitation complet, ce qui entraîne une consommation de ressources plus élevée (mémoire, processeur) par rapport aux conteneurs.
  • Démarrage plus lent : Le démarrage d'une VM est plus lent qu'un conteneur car elle doit charger un OS complet.
  • Moins agile : Comparée à la conteneurisation, la virtualisation est moins adaptée à des architectures modernes comme les microservices, où la rapidité de démarrage et la légèreté des ressources sont cruciales.

La conteneurisation est plus adaptée aux applications modernes, agiles, nécessitant une scalabilité rapide et une gestion optimisée des ressources (idéal pour les microservices et les environnements DevOps). La virtualisation est plus appropriée dans des environnements où une isolation forte est nécessaire, ou lorsque plusieurs systèmes d'exploitation doivent être exécutés sur le même matériel.

Performance

  • Les conteneurs sont plus légers et démarrent plus rapidement que les VM.
  • Les VM offrent une isolation complète mais au prix d'une plus grande consommation de ressources.

Gestion

  • Les conteneurs nécessitent des outils d'orchestration (comme Kubernetes) pour être gérés efficacement à grande échelle.
  • Les VM, bien que plus lourdes, peuvent être plus faciles à gérer dans des environnements où l'isolation complète est primordiale.

Migration cloud

La migration vers le cloud est une décision stratégique pour de nombreuses entreprises, mais elle peut soulever plusieurs réticences chez les décideurs. Voici quelques blocages courants :

  • Fuite de données sensibles : La crainte que les données confidentielles soient exposées à des cyberattaques ou des violations de la confidentialité.
  • Conformité réglementaire : Les entreprises dans des secteurs réglementés (santé, finance, etc.) peuvent avoir des préoccupations sur le respect des normes locales et internationales (comme le RGPD en Europe).
  • Contrôle des données : Les décideurs peuvent être réticents à l'idée de ne plus avoir le contrôle direct sur les infrastructures de stockage des données.
  • Investissement initial : Les coûts de migration (formation, adaptation des systèmes, etc.) peuvent paraître élevés, et le retour sur investissement (ROI) peut sembler flou ou incertain à court terme.
  • Frais récurrents : Contrairement à des infrastructures sur site, les services cloud facturent souvent sur une base d'utilisation, ce qui peut entraîner des coûts variables difficiles à anticiper.
  • Interruption des opérations : La migration vers le cloud peut perturber temporairement les processus d'affaires, ce qui peut affecter la productivité.
  • Compatibilité des systèmes : Les systèmes existants ne sont pas toujours entièrement compatibles avec les infrastructures cloud, nécessitant parfois des adaptations ou des refontes coûteuses.
  • Manque d'expertise : Si l'entreprise manque de personnel qualifié pour gérer la migration ou pour administrer l'infrastructure cloud, cela peut être un frein majeur.
  • Verrouillage technologique : La crainte de dépendre d'un seul fournisseur de cloud, rendant plus difficile et coûteux un éventuel changement de prestataire à l'avenir.
  • Changement des conditions : L'évolution des tarifs, des services ou des conditions contractuelles imposées par les fournisseurs peut poser un risque financier ou opérationnel.
  • Fiabilité et disponibilité : Les décideurs peuvent être préoccupés par le risque de pannes ou d'indisponibilité des services cloud, surtout si l'entreprise dépend fortement d'une infrastructure en ligne pour ses opérations.
  • Problèmes de latence : Pour certaines applications critiques nécessitant une faible latence, les performances du cloud peuvent être jugées insuffisantes par rapport à une infrastructure sur site.
  • Changement des habitudes : Certains collaborateurs, y compris les décideurs, peuvent être réticents à changer les processus et outils existants, surtout s'ils sont habitués à travailler avec des infrastructures locales.
  • Perception du contrôle : Passer au cloud peut donner l’impression d’une perte de contrôle sur les infrastructures, en particulier pour les services informatiques internes qui géraient auparavant les systèmes sur site.
  • Gestion des risques : Certains décideurs peuvent craindre que l’externalisation de l’infrastructure informatique complique la gestion des risques.
  • Manque de transparence : Des préoccupations sur la transparence des opérations des fournisseurs cloud, en particulier concernant la localisation des données ou la manière dont sont gérées les mises à jour de sécurité.

Ces blocages ne sont pas insurmontables, mais ils nécessitent souvent des solutions spécifiques, une bonne planification, ainsi qu'une communication claire autour des avantages et des risques de la migration cloud.

Cloud Native

Le terme cloud native fait référence à une approche de développement et de gestion d'applications conçues spécifiquement pour tirer parti de l'environnement cloud. Contrairement aux applications traditionnelles qui sont souvent construites pour des serveurs physiques ou des machines virtuelles, les applications cloud natives sont conçues pour exploiter pleinement les capacités du cloud, notamment l'élasticité, la scalabilité, l'automatisation et la résilience. Voici les principaux concepts liés au cloud native :

  • Microservices

Les applications cloud natives sont souvent développées en microservices, où une application est décomposée en plusieurs services indépendants. Chaque microservice peut être développé, déployé et mis à jour indépendamment des autres, ce qui rend l'application plus modulaire et facile à maintenir.

  • Containers

Les conteneurs, tels que Docker, sont couramment utilisés pour empaqueter les applications cloud natives. Un conteneur contient tout ce dont une application a besoin pour fonctionner, y compris son code, ses bibliothèques et ses dépendances, ce qui garantit qu'elle s'exécutera de manière cohérente, quel que soit l'environnement.

  • Orchestration (Kubernetes)

Kubernetes est une plateforme d'orchestration de conteneurs très utilisée dans le cloud native. Elle permet de déployer, gérer et mettre à l'échelle automatiquement des applications conteneurisées dans des environnements cloud distribués.

  • Infrastructure as Code (IaC)

Avec une approche cloud native, l'infrastructure est gérée comme du code, souvent via des outils tels que Terraform ou CloudFormation. Cela signifie que les environnements de production, de test ou de développement peuvent être créés et gérés de manière automatique et cohérente.

  • DevOps et CI/CD

Les processus DevOps et les pipelines CI/CD (Continuous Integration/Continuous Deployment) sont centraux dans le développement cloud native. Ils permettent des mises à jour fréquentes et automatisées des applications, minimisant les temps d'arrêt et améliorant l'efficacité des déploiements.

  • Évolutivité et élasticité

Les applications cloud natives sont conçues pour s'adapter dynamiquement aux besoins en termes de ressources. Grâce aux architectures cloud, elles peuvent être automatiquement mises à l'échelle (scalées) en fonction de la charge, ce qui permet d'optimiser les coûts et de répondre efficacement aux pics de trafic.

  • Résilience et tolérance aux pannes

Les applications cloud natives sont souvent conçues pour être résilientes face aux pannes. Grâce à la répartition des services sur différents serveurs ou zones de disponibilité, les applications peuvent continuer à fonctionner même si une partie de l'infrastructure échoue.

En résumé, l'approche cloud native permet aux entreprises de développer des applications plus flexibles, évolutives et résilientes, en utilisant des technologies comme les conteneurs, les microservices et Kubernetes, tout en intégrant des pratiques DevOps pour des déploiements plus rapides et une gestion plus agile. Le but est de profiter pleinement des avantages du cloud pour offrir des solutions plus efficaces et performantes.

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  • Dernière modification : il y a 17 mois
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